Vous ou une personne que vous connaissez êtes victime de mauvais traitements de la part d’un partenaire?
Si vous avez répondu « oui », des mesures de soutien et des services vous sont offerts. Vous n’êtes pas seule. Si vous êtes en danger immédiat, appelez le 911.
La violence entre partenaires intimes, parfois appelée violence conjugale ou violence familiale, inclus les mauvais traitements et l’intimidation de la part d’une personne envers une partenaire intime actuelle ou ancienne. Elle peut toucher n’importe quelle personne, quel que soit son genre, son âge, sa situation socioéconomique, son niveau de scolarité, son origine ethnique, sa religion et sa culture. Ce type de mauvais traitements peut arriver dans de nombreux types de relations, y compris :
- dans un mariage, une union de fait ou une fréquentation;
- dans une relation hétérosexuelle entre personnes cisgenres ou une relation entre personnes LGBTQ2 (lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queers et bispirituelles).
Les mauvais traitements peuvent arriver que les partenaires vivent ensemble ou non, ou qu’ils aient des rapports sexuels ensemble ou non. Ils peuvent également arriver à n’importe quel moment pendant une relation, et même après la fin d’une relation.
La violence entre partenaires intimes prend sa source dans une relation de dominance où l’agresseur tente souvent de contrôler sa partenaire. Les mauvais traitements peuvent être un acte isolé ou une série de gestes qui constitue un cycle de violence.
Les partenaires abusifs peuvent harceler, intimider, humilier, isoler, faire du chantage affectif, menacer et devenir violents sur le plan physique ou sexuel. Ils peuvent également contrôler le revenu et les finances de leur partenaire, et limiter les personnes avec qui leur partenaire peut socialiser et les endroits où elle peut aller, comme moyen de la priver de son autonomie. La violence entre partenaires intimes peut se présenter sous de nombreuses formes d’abus, y compris :
- physique;
- verbale;
- émotionnelle;
- psychologique;
- sexuelle;
- financière;
- spirituelle (se servir des croyances spirituelles d’une personne pour la contrôler, la dominer ou la manipuler);
- cyberviolence (se servir de la technologie pour causer des préjudices virtuels ou en personne, notamment observer et écouter une personne ou la localiser, afin de lui faire peur, de l’intimider ou de l’humilier).
Il peut être difficile de reconnaître la violence entre partenaires intimes, car bon nombre des personnes qui adoptent un comportement abusif envers leur partenaire – ou leur ancienne partenaire – ne sont pas violentes sauf dans cette relation intime. Les agresseurs connaissent souvent du succès, et sont souvent de bons collègues et des voisins aimables.
Voici certains signes à surveiller pour reconnaître une personne abusive :
- Critique-t-elle constamment sa partenaire?
- Dénigre-t-elle les relations de sa partenaire? Interdit-elle à sa partenaire de voir sa famille ou ses amis?
- Exerce-t-elle un contrôle sur les activités de sa partenaire, ou sur les vêtements qu’elle porte? Se moque-t-elle de son apparence physique ou de ses performances sexuelles?
- Menace-t-elle de se suicider si sa partenaire venait un jour à la quitter? Utilise-t-elle leurs enfants pour atteindre sa partenaire?
- A-t-elle des ecchymoses, des coupures, des marques ou des cicatrices inexpliquées?
Voici certains signes à surveiller pour reconnaître une victime :
- A-t-elle des ecchymoses, des coupures, des marques ou des cicatrices inexpliquées?
- Présente-t-elle des excuses pour expliquer le comportement de son partenaire?
- Semble-t-elle apeurée ou nerveuse par rapport à son partenaire? Doit-elle fréquemment faire le point auprès de son partenaire?
Si vous êtes victime d’abus
Si votre partenaire vous blesse, il y a des gens qui s’en soucient et des services qui sont disponibles pour vous aider sur-le-champ.
- Si vous êtes en danger immédiat, appelez le 911.
- Vous êtes en droit de quitter votre domicile si c’est le meilleur moyen d’assurer votre sécurité. Vous pouvez communiquer avec une maison de transition, un travailleur des services d’approche en matière de prévention de la violence conjugale, un logement de deuxième étape ou une ligne d’aide et d’écoute de votre région. Cliquez ici pour obtenir une liste détaillée des services de ce type offerts au Nouveau-Brunswick.
- Cliquez ici pour obtenir un répertoire des services à l’intention des victimes de mauvais traitements dans les communautés des Premières Nations.
- La police peut vous aider même si ce n’est pas une urgence. Les policiers peuvent vous aider à trouver les services dont vous avez besoin.
- Si vous avez besoin d’aide supplémentaire pour assurer votre sécurité, les ordonnances d’intervention d’urgence sont des ordonnances du tribunal que vous pouvez demander dans une situation grave et urgente. Cliquez ici et consultez ce qui suit pour obtenir de plus amples renseignements sur les ordonnances d’intervention d’urgence.
La loi
En 2018, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a promulgué une loi, la Loi sur l’intervention en matière de violence entre partenaires intimes, afin de fournir des protections civiles et non criminelles aux personnes qui sont victimes de violence entre partenaires intimes lorsque leur situation est grave et urgente. Cette loi permet aux personnes qui sont victimes de violence entre partenaires intimes de demander des ordonnances d’intervention d’urgence. Ces ordonnances peuvent comporter diverses dispositions temporaires visant à rehausser la sécurité de toute personne victime de ce type d’abus. Parmi ces dispositions, citons notamment :
- le droit temporaire, pour l’un des partenaires, de rester dans la résidence familiale tandis que l’autre partenaire doit quitter la résidence;
- la possession temporaire et l’usage exclusif d’un bien personnel (y compris les animaux);
- la saisie des armes à feu;
- la non-communication.
Cliquez ici pour en apprendre davantage sur la façon de demander une ordonnance d’intervention d’urgence.
Si une personne que vous connaissez est victime de mauvais traitements
Lorsqu’une personne est victime de mauvais traitements de la part de son partenaire, il ne s’agit pas d’une affaire privée. Il existe des mesures que les amis, la famille, les voisins et les collègues peuvent prendre pour aider. Votre soutien est important : faites savoir à cette personne que vous vous souciez d’elle et que vous l’écouterez sans poser de jugement. Sachez qu’il faut du courage pour parler de ces expériences. Les victimes éprouvent souvent des sentiments de honte, d’humiliation et de peur par rapport au fait de parler de la violence qu’elles subissent.
Pour aider une personne victime de mauvais de traitements de la part de son partenaire :
- faites-lui comprendre que vous la croyez, écoutez-la et respectez sa vie privée;
- aidez-la à élaborer un plan pour assurer sa sécurité (cliquez ici pour obtenir des renseignements sur la planification de la sécurité);
- informez-la des services offerts dans sa collectivité pour l’aider (cliquez ici pour obtenir une liste des services d’approche et des refuges);
- respectez son droit d’attendre d’être prête pour prendre toute décision concernant sa vie.
Cliquez ici pour obtenir de plus amples renseignements sur la façon d’accompagner une personne victime de violence entre partenaires intimes.
Ressources supplémentaires
- Cliquez ici pour obtenir des renseignements sur les congés liés à l’emploi auxquels peuvent être admissibles les victimes de violence familiale et de violence entre partenaires intimes.
- Cliquez ici pour visiter le site Web C’est votre affaire – Une trousse d’outils sur la violence conjugale et entre partenaires intimes pour les milieux de travail.
- Cliquez ici pour obtenir une liste des ressources législatives et des services d’aide offerts aux personnes victimes de violence entre partenaires intimes par le Service public d’éducation et d’information juridiques du Nouveau-Brunswick (SPEIJ).
- Cliquez ici pour obtenir des renseignements sur la campagne Familles en sécurité… collectivités sûres du SPEIJ.
- Cliquez ici pour consulter les ressources offertes par Femmes et Égalité des genres Canada.
- Cliquez ici pour visiter le site Web L’amour ne devrait pas blesser, une campagne visant à mettre fin à la violence entre partenaires intimes.
Avertissement
La violence entre partenaires intimes peut se manifester dans tous les types de relations et peut toucher tout le monde, peu importe leur sexe ou leur genre. Bien que les hommes puissent aussi être victimes de ce type d’abus, la majorité des victimes sont des femmes, et les hommes ont tendance à être l’agresseur. De nombreux services répertoriés pour les victimes de violence entre partenaires intimes sont destinés aux les femmes victimes sauf indication contraire.